Gnarldan Écudacier

 

La légende de Gnarldan Ecudacier prend bien des formes, et illustre de nombreux thèmes communs des mythes nains. Les noms et endroits changent de monde en monde, ainsi que la nature exacte des ennemis et dangers rencontrés, mais les thèmes communs restent présents d'une version à l'autre.

Le père de Gnarldan était chef d'un clan nain qui survivait dans une région difficile, offrant peu de ressources. De plus en plus, les nains étaient harassés par une horde de trolls géants monstrueux, à la peau plus épaisse que de la pierre, qui résistait même au feu que les nains leur avaient lancé. Le père de Gnarldan fut abattu par l'immense chef des trolls, laissant le clan sans autre guerrier fort et proche de l'extinction. Gnarldan revêtit l'armure et le bouclier de son père, malgré son jeune âge, et pria Moradin de lui offrir un signe pour la sauvegarde du clan, en échange de sa propre vie. Le dieu entendit, et mena Gnarldan dans des caves plus profondes que tout ce que les nains avaient déjà exploré. Là, le jeune nain trouva une riche veine d'adamantine, assez pour faire beaucoup d'armes ; mais il savait que ceci ne suffirait pas. Il pria alors Moradin une fois de plus, alors qu'il extrayait un étrange fragment de métal en forme d'épieu.

Cette fois, Gnarldan suivit un présage en rêve qui le mena à une vaste caverne où un immense serpent (on parle parfois d'un dragon rouge) résidait dans un lac de feu, auprès d'une forge. La lutte entre le serpent et le nain fut âpre, mais il le tua finalement, lui coupant la tête. C'est à son bouclier qu'il dû de ne pas subir le même sort, alors que le monstre lui frôla la tête. Confiant en son dieu, le nain pataugea dans la lave, et souffrant une terrible agonie, traversa le lac de lave, et ses blessures se soignèrent lorsqu'il émergea. Là, il mit l'adamantine sur l'enclume et s'évanouit, éreinté par la bataille.

Gnarldan rêva, et ce faisant, il vit un souffle flamboyant louer sur l'enclume et la forge, et vit le métal qu'il y avait placé rougir puis blanchir et se façonner en hache. Quand il s'éveilla, une hache de bataille parfaitement formée, d'un seul bloc de métal, reposait sur la forge. Sa main gauche lui manquait, proprement coupée sans aucune blessure, et il lia son bouclier à ce bras et pris la hache de son bras d'arme. Il vit alors le léger contour d'une main gravé dans le pommeau de métal de la hache.

Combattant pour revenir en surface, Gnarldan dut vaincre beaucoup d'autres ennemis ; dans la plupart des versions du conte ce sont des orcs (voire un avatar de Bahgtru dans la forme la plus dramatique de l'histoire). Il mena un petit groupe de son clan à l'adamantine. Là, ils purent à leur tour préparer une série de haches en prévision de ce qu'ils sentaient intuitivement être le combat final et décisif contre les trolls. Alors que la stratégie de la bataille était décidée, Gnarldan observa les rangs des nains, terriblement éclaircis face à un tel ennemi ; il souffla tel un dragon et de son être, Moradin tira le feu, changeant l'âme du nain en flammes rouges qui léchèrent la rangée de haches qui se mirent à briller d'une luminescence extraterrestre. Les haches s'enflammèrent d'elles mêmes et les nains chargèrent.

Les trolls furent massacrés, Gnarldan soufflant encore et encore pour alimenter le feu des lames des haches. Enfin, il se trouva face à face avec le gigantesque chef troll, près de quatre fois sa taille (ceci est souvent fort exagéré quand l'histoire est racontée à de jeunes nains), et lui trancha les membres qui continuèrent à se battre indépendamment du corps du monstre. Ce ne fut que quand Gnarldan eut fendu le crâne du monstre jusqu'au milieu qu'il expira. La bataille était gagnée.

Toutefois, la fin de ce conte est triste. Gnarldan ne perdit pas sa vie qu'il avait offerte à Moradin ; mais beaucoup de sa substance était partie avec ce feu magique, et bien que lui et le clan vécurent encore bien des décades, Gnarldan mourut doucement, ainsi que le clan, après un certain temps. Le clan eut un âge d'or de sécurité, mais ils disparurent du monde alors que leur nombre diminuait, et la localisation de leur terre natale est inconnue même des sages nains.

Ce mythe a plusieurs thèmes centraux de la vie et de l'histoire naines : revanche pour les ancêtres tués, initiation à l'âge adulte extrêmement dangereuse, une variation unique sur le thème de l'autosuffisance en créant ses propres armes (Gnarldan donne une part de son propre corps pour que le dieu façonne la hache), et bien entendu de nombreux combats avec des ennemis monstrueux qui comprennent beaucoup de scènes hautement épiques. La victoire est obtenue par la force dans ces combats ; une aide magique peut être utilisée, mais ceci supplémente les armes et n'est pas une alternative. Le thème des ancêtres est répété, bien sûr, car le voyage parsemé de combats de Gnarldan vers la surface est une réminiscence de celui des pères nains. Le thème des "terres perdues" est aussi commun aux nains, dont la plus grande peur est souvent le déclin et l'extinction de leur race suite â leur faible taux de reproduction. Une peur d'un lent et tragique déclin de la race est un des traits de caractère moroses que d'autres races constatent rapidement chez les nains.

 

Avatar de Gnarldan (Guerrier 20)

Force 18/00 ; Dextérité 16 ; Constitution 18

Intelligence 15 ; Sagesse 17 ; Charisme 18

Vitesse de déplacement 6 ; Taille moyenne (1,38m) ; Résistance magique : aucune

Classe d'armure -2 ; Dés de vie 20 ; Points de vie 137 ; Alignement loyal / bon

2 attaques ; TAC0 1 ; Dégâts 1d8+5 (hache de bataille) +6

Attaques / Défenses spéciales : Gnarldan porte une cotte de mailles +2 de résistance au feu ainsi qu'un bouclier +3 lié â son bras gauche ; ce bras est sans main, seulement un moignon arrondi. Il utilise une hache de bataille +5 langue de flammes de la plus pure adamantine, qui tue les trolls instantanément, d'un seul coup réussi.